mercredi 21 mars 2012

Une Parisienne à Chicago


A Parisienne in Chicago [8]
Quelle était l'expérience française à Chicago à l'exposition universelle de 1893 à Chicago? Est-ce que c'est vrai que les Américains mangent avec leurs mains? Est-ce qu'ils disent vraiment Howdy et y'all tous les temps? Est-ce que tous les Américains vont à l'Eglise chaque dimanche? Quelle était la vraie vie américaine? Pour répondre à cette question, j'aimerais discuter le livre qui s'appelle A Parisienne in Chicago (Une Parisienne à Chicago) par Madame Léon Grandin. Le livre a été traduit par Mary Beth Raycraft. Le but de cet article est de découvrir la ville de Chicago à travers les yeux d'une Parisienne du 19ème siècle.


Avant de commencer la lecture du livre, je voulait comprendre  pourquoi une dame comme Madame Léon Grandin voulait aller aux Etats-Unis. L'auteure note que Madame Grandin était très riche et qu'elle a faisait partie de la classe bourgeoise. Mais, Madame Grandin écrit comme si elle était un enfant, avec des yeux grands ouverts. Elle était curieuse. Je voulais vraiment comprendre la cause de cette curiosité. Je me souviens que j'ai lu un livre intitulé De la démocratie en Amérique par de Toqueville où il écrit de la vie américaine et l'avenir des Etats-Unis. Il écrit du rapport entre les Américains et les Européens quand il note: 


"Avec le temps, les Américains parviendront sans doute...mais jamais les deux continents ne pourront vivre entièrement indépendants l'un de l'autre: il existe trop de liens naturels entre leurs besoins, leurs idées, leurs habitudes et leurs moeurs." [1]


Quand je lis ses notes, je peux visualiser et entendre son enthousiasme:


"...les Anglo-Américains couvriront seuls tout l'immense espace compris entre les glaces polaires et les tropiques; ils se répandront des grèves de l'océan Atlantique jusqu'aux rivages de la mer du Sud." [2]

Il y a un type de mysticisme qui entoure les Etats-Unis et c'est clair que cela est la motivation du voyage de Madame Grandin. La traductrice est d'accord et elle écrit dans l'introduction. Elle écrit dans l'introduction qu'il y a beaucoup d'aspects de la ville de Chicago qui ont surpris les visiteurs français. Par exemple, la taille de la ville (cinq fois la taille de Paris), la hauteur des gratte-ciel (Chicago a inventé le premier gratte ciel) la culture et les politiques de la ville et des Etats-Unis en général intéressaient les Français. 


Chicago History Museum (Photo de Matt DeMaris)

Le début de texte se passe sur un bateau. Madame Léon Grandin et son mari font un voyage du Havre à New York. Elle décrit le bateau, le voyage, l'ambiance, et la mer. Je ne peux pas imaginer l'expérience parce que de nos jours, personne ne traverse l'océan en bateau. Mais je m'éloigne du sujet. Madame Grandin arrive à Ellis Island et prend le train de New York au lac Huron. Je note ses pensées quand elle arrive au lac Michigan. Elle le décrit:


"The next day when I awakened, we were riding along another lake so vast that it resembled an ocean: Lake Michigan." [3]


Madame Grandin n'avait pas peur d'écrire ce qu'elle pensait. Elle écrivait souvent des Amérindiens et de leur courage ainsi que de ses pensées sur les Afro-américains à Chicago. Elle n'aimait pas que les Américains mâchaient du tabac et qu'elle ne pouvait pas boire de l'alcool à cause du mouvement de Prohibition aux Etats-Unis. Il y a beaucoup d'instants où elle compare la vie américaine à la vie française. Par exemple, elle écrit de la vie d'un enfant français. Elle écrit qu'aux Etats-Unis, un enfant est libre et a l'opportunité d'exprimer ses sentiments. 

Elle écrit des comparaisons entre les soldats américains et les soldats français. Elle note:


"The American soldier is not at all like our French soldiers who are obliged to perform military service. Unlike their French counterparts, Americans join the army because of their love for it, not out of a sense of obligation." [4]


J'étais surpris quand Madame Grandin a écrit du boulevard de Drexel. Elle l'a comparé à l'avenue des Champs-Elysées. Elle rit de temps en temps quand elle ne peut pas trouver la chose qu'elle désire. Par exemple, elle rit quand elle ne peut pas trouver du persil. 



Madame Grandin est fascinée par l'exposition universelle de 1893 à Chicago. Elle indique des similarités entre Paris et Chicago quand elle écrit:




"The [Auditorium] theatre is considered by Americans to be the rival of the Paris Opera...Inside, the theater had a sumptuous appearance of an official gala, whether in Chicago or Paris...I was struck by how different the ambiance was from our stiff, formal balls in France." [5]


The Auditorium [9]
The Auditorium se trouve à:
50 East Congress Parkway
Chicago, IL 60605
USA


A l'exposition, Madame Grandin note qu'elle adore la grandeur des présentation. En particulier, elle indique "The Women's Exhibition" et son élégance. Cependant, elle écrit qu'elle n'aime pas la Grande roue. Elle note:

"According to Americans, the Ferris wheel was one of the greatest attraction of the Fair and easily urpassed the Eiffel Tower....This construction may have been remarkable in the eyes of the engineers, but I see neither the charm nor the utility of this circular ride." [6]


Ferris Wheel
The Chicago History Museum (Photo de Matt DeMaris)


Pourtant, elle conclut... "I am not afraid to say that this exposition in Chicago, which was so criticized, was marvelous and superior to all of previous ones. With our meager resources, we could never equal its splendor." [7]



The Field Museum [10]
J'ai visité le Musée de l'Histoire de Chicago (Chicago History Museum) afin de mieux comprendre l'histoire et la grandeur de cette exposition. L'Exposition universelle se tient du 1er mai 1893 au 3 octobre 1893. Le thème principal de l'exposition était la découverte de l'Amérique par Christophe Colombe. Le décor et l'architecture des batîments ont donné à l'exposition le surnom la "ville blanche". Tristement, cette ville blanche a brûlé en 1894.



Il y a deux bâtiments qui existent encore aujourd'hui. Ces batiments comprennent "The Field Museum" et "The Museum of Science and Industry." 


The Museum of Science and Industry [11]
A mon avis, l'exposition a fait la ville de Chicago une vraie ville universelle et aujourd'hui, il y a des millions de personnes qui la visitent chaque année. 


Quant à Madame Grandin, quand elle est rentrée à Paris, elle s'écria qu'elle reviendrait! Elle a réalisé son rêve en 1895 quand elle a divorcé son mari et elle est revenue à New York.


Après avoir lu ce livre, j'ai découvert qu'une expérience française 


________________________
[1] Braude, Beatrice, and Brigitte Coste. Engagements, Prises De Positions Littéraires Et Culturelles. New York:
Harcourt Brace Jovanovich, 1981. 42. Imprimé.
[2] ibid., 43
[3] Grandin, Léon, and Mary Beth. Raycraft. A Parisienne in Chicago: Impressions of the World's Columbian Exposition. Urbana: University of Illinois, 2010. 29. Print.
[4] ibid., 62
[5] ibid., 57
[6] ibid., 139
[7] ibid.
[8] "A Parisienne in Chicago." A Parisienne in Chicago. Web. 05 Apr. 2012. <http://www.aparisienneinchicago.com/>.
[9] "The Devil’s Ball." The Devil’s Ball. Web. 05 Apr. 2012. <http://mydrinkon.com/the-devils-ball/>.
[10] Potter, Victoria. "Travel Tuesday: Chicago's Field Museum." Roam. Web. 05 Apr. 2012. <http://www.roammobility.com/blog/chicagosfieldmuseum/>.
[11] "Museum of Science and Industry." Best Tourism Best Destinations. Web. 05 Apr. 2012. <http://www.bestourism.com/items/di/1163?title=Museum-of-Science-and-Industry>.



mercredi 7 mars 2012


L'Héritage de Jean Baptiste Pointe Du Sable

Quel est l'héritage de Jean Baptiste Pointe Du Sable? A la fin du 18ème siècle, Jean Baptiste s'est installé à l'embouchure du fleuve Chicago. De nos jours, le nom de Du Sable peut se voir partout. J'ai visité beaucoup de lieux afin de mieux comprendre la vie de Du Sable, son histoire, et son héritage comme vu par les résidents de Chicago. J'ai découvert que Du Sable est plus qu'un homme typique. Il est un symbole; un symbole qui existe dans le coeur de chaque Chicagoan, de chaque visiteur à ses lieux, de chaque Afro-américain, et de chaque rêveur.

Le pont DuSable est indiqué sur le plan ci-dessus.

Jean Baptiste Pointe Du Sable a construit une cabane à côté du pont Du Sable actuel. Donc, j'ai visité l'endroit où il s'est installé et j'ai trouvé une plaque et un monument de lui à la place de la cabane. La plaque affiche:

"Jean Baptiste Pointe DuSable, 1745-1818, Founder of Chicago. African-Carribbean born in St. Marc, Haiti. In the 1770's he opened the first trading post beside the Chicago River, establishing the settlement that became Chicago. The DuSable homestead was located near this site. This monument is given to the City of Chicago by Haitian-born Mr. Lesly Benodin to honor the legacy of its founder. Bust of Jean Baptiste Pointe DuSable, Erik Blome, 2009. City of Chicago Richard M. Daley, Mayor, Public Art Collection."

Photo de Matt DeMaris
Photo de Matt DeMaris

Il y a une statue au dessus de la plaque qui montre Du Sable quand il était jeune. Beaucoup de personnes peuvent facilement voir la plaque pendant leur promenade à travers le pont DuSable. A mon avis, la plaque représente le fait que Du Sable était vraiment le premier habitant de Chicago. A mon avis, c’est à cause de lui que la ville existe aujourd’hui.

Photo de Matt DeMaris

Mais, je crois qu’il y a plus à voir de son héritage qu’une seule plaque. J’ai fait des recherches et j’ai trouvé un musée, appelé Le Musée Du Sable. j’y suis allé et j’ai découvert que c’est vrai que Du Sable représente plus qu’un fondateur. Le thème du Musée Du Sable est l’histoire afro-américaine. Il y avait beaucoup de photos, de tableaux, de monuments, et d’objets historiques qui représentent la lutte des esclaves noirs aux États-Unis et ailleurs. Je suis entré dans la première salle, appelée la salle des fondateurs. La salle affiche le début du musée et son expansion. A mon avis, la croissance du musée est similaire à la croissance de la ville après Du Sable. Il y a une affiche qui présente Du Sable et ses paroles de sagesse: “What will your legacy be?” Voilà, en un instant, j'ai compris l'héritage de Du Sable. Ce n'est ni une plaque, ni un musée. L’histoire de Du Sable représente l'histoire de la ville entière de Chicago. C'est l’idée que quelqu’un, n'importe son ethnicité, peut changer le monde.


Statue de la tête de Du Sable
Une affiche à l'entrer du Musée du Sable





















J’ai continué; j’ai vu avec étonnement l’histoire et la lutte des esclaves. J’ai vu les chaînes qu’ils portaient pendant leur traversée de l’océan Atlantique. J’ai vu les photos des Afro-Américains qui ont lutté contre les Allemands pendant la première et le deuxième guerre Mondiale.  Il y avait une salle pour Monsieur Harold Washington, le premier maire noir de Chicago. A mon avis, je crois que ce progrès ne serait pas possible sans la contribution Du Sable.


Photo de La Croix de Guerre

Le Musée Du Sable est situé à:

DuSable Museum of African-American History
740 East 56th Place 
Chicago, IL 60637
USA


Après, j’ai décidé d’aller au Musée de l’histoire de Chicago. Il y avait beaucoup d’information au sujet de Du Sable et les fondateurs de Chicago. Je pense que ma salle préférée est la salle des Dioramas. Il y a plus de 8 dioramas qui montre l’histoire de Chicago. Il y a un diorama de la cabane de Du Sable, un diorama du grand feu de Chicago, et d’autres dioramas comme le diorama de l’exposition à Chicago de 1893. On peut voir la évolution de Chicago au cours des 19ème et 20ème siècles. Cette progression est possible à cause des contributions de Du Sable.

Photo d'un tableaux de Chicago en 1779
Chicago History Museum
Photo de Matt DeMaris
On peut trouver le musée de l'histoire de Chicago à:


Chicago History Museum
1601 North Clark Street
Chicago, IL 60614
USA


Cependant, son héritage, son histoire, a connu des problèmes. Par exemple, Christopher R. Reed de l’Université de Roosevelt écrit qu’en 1933, L’Exposition Universelle s’est déroulée à Chicago. Le but était de célébrer la vie du fondateur Du Sable mais le problème était qu’il était Afro-Américain. Il écrit:

“The issue at hand in the 1930s was how to win recognition for Jean Baptiste Point de Saible (also Pointe Du Sable) as the city’s founder. The major complication in all of this was his being of African ancestry.”[1]

Photo de Matt DeMaris
Il y avait un mouvement étonnant pour honorer Du Sable à l’exposition, mené par The Colored Citizens World’s Fair Council qui comprenait de The Chicago Urban League, NAACP, et d’autres organisations importantes.[2] En 1930, un modèle de la cabane de Du Sable était construit comme la première structure de l’exposition.[3] Même s’il y avait "des problèmes", le résultat était la reconnaissance de Du Sable comme le premier résident de Chicago. Si on veut lire plus sur l’Exposition Universelle en 1933 et Du Sable, je vous conseille de lire Journal of Black Studies par Christopher R. Reed.

La lutte des noirs de Chicago était longue et difficile, mais il faut dire, comme dit le conseiller municipal Robert Jackson:

“[Du Sable built a home that] was the cradle of a city which was destined to and actually has become the greatest city in the world.”[4]


Même aujourd'hui, on peut trouver le visage de Du Sable partout dans Chicago. Il apparaît sur un timbre. Le 20 février 1987, The United State Postal Office a introduit un timbre commémoratif de Du Sable pour célébrer Black History Month. [5]


Un timbre de Du Sable [6]

Du Sable ést un symbole universel. C’est à cause des gens comme lui que l’esclavage a été aboli. En 1794, la France l’a aboli. Sur le site-web de l'Ambassade de France, on peut lire:

“Le 4 février 1794, la Première République (Convention) vote l’abolition de l’esclavage dans toutes les colonies françaises. Le décret d’abolition énonce que « la Convention déclare l’esclavage des Noirs aboli dans toutes les colonies ; en conséquence, tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français et jouiront de tous les droits assurés par la Constitution. »
Rétabli par le Consulat en 1802, l’esclavage est ensuite définitivement aboli en 1848 sous l’impulsion de Victor Schoelcher par la Deuxième République.”[7]


Du Sable était un homme, un explorateur, un fondateur, un symbole de liberté, et un pionnier de l’espoir pour des peuples opprimés. Son héritage continue à jouer un rôle à Chicago et partout dans le monde. 

Photo de Matt DeMaris


[1] Reed, Christopher. "In the Shadow of Fort Dearborn." Journal of Black Studies. Newbury Park, Ca.: Sage Publications, 1989. 398. Print.
[2] Ibid., 401
[3] Ibid., 406
[4] Ibid., 404
[5] Rich, Tim. "USPS Black Heritage Stamps - Jean Baptiste Pointe Du Sable." Antiques and Collectibles. 30 July 2010. Web. 29 Feb. 2012. <http://tim-rich.suite101.com/usps-black-heritage-stamps---jean-baptistepointe-du-sable-a267767>.
[6] ibid.
[7] "La France Et L’abolition De L’esclavage : L’esclavage a été Aboli En France En 1794 Puis Définitivement En 1848." Abassade De France. Le Consulat Général De France. Mer. 29 Fev. 2012. <http://www.ambafrance-uk.org/L-esclavage-a-ete-aboli-en-France>.

mercredi 22 février 2012

Jean Baptiste Pointe du Sable


Jean Baptiste Pointe du Sable
Jean Baptiste Pointe du Sable est le premier résident de la ville de Chicago. Son histoire est le sujet de beaucoup de controverse, mais de nos jours, la majorité des spécialistes sont d'accord qu'il est vraiment le premier habitant de Chicago. Dans les prochains paragraphes, on va examiner l'histoire de Du Sable, les débats et les questions de son passés, et enfin, son héritage.  

La Carte de l'Amérique du Nord en 1763 [19]
Jean Baptiste Pointe du Sable s'est installé à Chicago à partir de 1790. Cependant, qu'est-ce qui s'est passé entre 1673, l'exploration de la région de Chicago par Jacques Marquette et Louise Jolliet, et l'année quand Du Sable s'est installé à Chicago? Pendant les explorations du Moyen-ouest par Jolliet, Marquette, et la Salle, Ils ont réclamé le territoire au nom de la France. Cependant ces frontières changeront après 1754, quand les hostilités de la guerre de la Conquête ont commencé entre les Français et les Anglais, pour le contrôle de l’Amérique du Nord.[1] En 1756, cette guerre et d'autres conflits mondiaux se sont étendus et sont devenus connus comme la guerre de Sept Ans.[2] Les Anglais ont vaincu les Français et gagné beaucoup de terrain, dont la région connue aujourd'hui comme l'Illinois en raison des termes du Traité de Paris de 1763.[3] Plus tard, en 1783, l'Etat d'Illinois est officiellement devenu une partie des Etats-Unis après le Traité de Paris de 1783, qui a mis fin à La Révolution américaine. [4]

Il n’y a pas beaucoup de comptes rendus de Du Sable avant 1770, donc son lieu de naissance est très controversé. Dans son livre, Juliette Kinzie raconte une histoire d'un homme appelé Jean Baptiste Point-au-Sable, un homme de couleur, né en Saint-Domingue. Elle écrit que les Amérindiens diraient très simplement que le premier habitant blanc de la ville de Chicago était en fait un nègre libre.[5] Nehemiah Matson décrit Du Sable comme un esclave libre de Kentucky.[6] Milo Milton Quaife, en revanche, indique que les écritures de Kinzie et Matson sont largement fictives et que Du Sable était probablement un commerçant de fourrures du Canada.[7]

Jean Baptiste Pointe Du Sable
Ce qu'il est certain, pourtant, est que Du Sable s'est installé à Chicago autour de 1790. Son nom apparaît pour la première fois dans le journal de Hugh Heward quand il raconte

"Sunday May 9th, 1790...at Chicago under reefed Sail the Wind very strong & in Blasts...missed the Entrance of the River & were obliged to go about a mile past to land. Monday May 10th, 1790....Stopt at Point sables anchord with the Cannots & begun to hull corn & bake Bread & arranged everything for next Morning."[8]

Du Sable a construit une cabane que Kinzie décris comme un manoir à l'embouchure du fleuve Chicago.[9] En disant qu'il a reçu du grain, du maïs, et de la farine, Heward insinue que Du Sable avait les ressources nécessaires pour vivre confortablement.[10] Le 27 octobre 1788, Du Sable s'est marié avec une Amérindienne, appelée Catherine à Cahokia.[11] Elle accouche de deux petits enfants, appelés Jean Baptiste et Susanne.[12] 


Aujourd'hui il y a une plaque où la cabane de Du Sable se trouvait autrefois sur la rue Michigan. la plaque affiche:


La plaque qui se trouve sur la rue Michigan
"Jean-Baptiste Pointe DuSable; 1745-1818; Founder of Chicago; African-Caribbean, born in St. Marc, Haiti. In the 1770's he opened the first trading post beside the Chicago River establishing the settlement that became Chicago. The DuSable homestead was located near this site."

Le 9 août 1779, Du Sable est emprisonné par le lieutenant Bennet de l'Angleterre. Au cours d'une lettre, écrite au majeur Arent Schuyler de Peyster, Bennet indique:

"Baptiste Point au Sable; I hay taken him into custody, he hopes to make his conduct appear to you spotless."[13]

Plus tard, Il continue:

"I had the Negro Baptiste point au Sable brought Prisoner from the River Du Chemin...the Negro since his imprisonnment has in every respect behaved with becoming a man in his situation, has many friends, who give him a good character."[14]

A mon avis, c'est très intéressant parce que cette lettre est suivie par un poème, écrit par le majeur de Peyster aux Amérindiens de l'Ouest. Il écrit

"Those runagates at Milwakie,
Sly Siggenaak and Naakewoin,
Must with Langlade their forces join;
Or, he will send them tout au diable,
As he did Baptist Point de Saible."[15]

Ensuite, Il note:

"[Point de Saible] a handsome negro, (well educated and settled in Eschecagou) but much in the French interest." [16]

Du Sable est finalement libéré, et en 1800, il a vendu sa maison à un homme appelé Le Mai, et Le Mai l’a vendue à John Kinzie pour 1.200 $.[17] Du Sable a acheté une ferme à St. Charles, au Missouri et il est mort là-bas le 29 août 1818; il avait 73 ans. [18]

Du Sable est mort, mais son influence continue à paraître et aujourd'hui on peut trouver son nom partout, y compris sur la façade des écoles, des ponts et des musées. Il est vraiment un symbole de Chicago et de son passé. 



[1] "La Guerre De La Conquête (1756-1760)." SALIC. mer. 19 fév. 2012. <http://www.salic-slmc.ca/showpage.asp?file=histoire_ling/intro_fr_en/guerre_sept_ans>.
[2] Ibid.
[3] "Le Traité De Paris Du 10 Février 1763." - Le Site De L'association Frontenac-Amériques. Association Frontenac-Amériques. mer. 19 fév. 2012. <http://www.frontenac-ameriques.org/histoire-et-memoire/article/le-traite-de-paris-du-10-février>.
[4] "Transcript of Treaty of Paris (1783)." Our Documents. Web. 20 Feb. 2012. <http://www.ourdocuments.gov/doc.php?doc=6>.
[5] Kinzie, John H. "Chicago in 1831." Wau-bun: The "early Day" in the North-west. Chicago: Lakeside, 1932. 150. Print.
[6] Matson, N., et Rodney O. Davis. "Jean Baptiste and Father Bonner." French and Indians of Illinois River. Carbondale: Southern Illinois UP, 2001. 187. Print.
[7] Quaife, Milo Milton. "The Founding of Fort Dearborn." Chicago and the Old Northwest, 1673-1835: A Study of the Evolution of the Northwestern Frontier, Together with a History of Fort Dearborn. Chicago: University of Chicago, 1913. 139. Imprimé.
[8] Heward, Hugh. "Hugh Heward's Journal From Detroit To The Illinois: 1790." Hugh Heward's Journal From Detroit To The Illinois: 1790: 356. Michigan State University Archives. Michigan State University. Web. 14 Fev. 2012. <http://archive.lib.msu.edu/MMM/JA/09/a/JA09a001p008.pdf>.
[9] Kinzie, 146
[10] Heward, 356
[11] Quaife, Milo Milton. "The First Citizen of Chicago." Checagou; from Indian Wigwam to Modern City, 1673-1835. Chicago, IL: University of Chicago, 1933. 42. Print.
[12] Ibid, 43
[13] "Letters from Major De Peyster." Pioneer Collections: Report of the Pioneer Society. Lansing: State Printer, 1900. 393. Print.
[14] Ibid, 395
[15] De, Peyster Arent Schuyler. "Speech to the Western Indians." Miscellanies by an Officer. Dumfries, England: C. Munro, 1813. 10. Print.
[16] Ibid.
[17] Kinzie, 153
[18] Alexander, Leslie M., and Walter C. Rucker. Encyclopedia of African American History. Santa Barbara, CA: ABC-CLIO, 2010. 37. Print.
[19] "Historical Map of the French Expansion and British Conquests in North America to 1763." Map. Cambridge University Press. Cambridge: Cambridge UP, 1912.Emmerson Kent. Emmerson Kent. mer. 14 fev. 2012. <http://www.emersonkent.com/map_archive/north_america_1763.htm>.
[19] 


mercredi 15 février 2012

Le Pont DuSable


Le Pont DuSable

Tous les jours, il y a beaucoup de personnes qui traversent le Pont DuSable. Ils regardent la rivière Chicago, le lac Michigan, les gratte-ciels, et le passage de chaque automobile. Cependant, le pont a aussi une histoire importante et se compose de beaucoup de références historiques. Pendant le week-end je l'ai visité afin de mieux comprendre l'histoire de ces monuments et leur pertinence à la ville de Chicago. Hélas, j'ai découvert entre autres que le pont a été nommé après le premier résident de Chicago, Jean Baptiste Pointe du Sable. En plus, il raconte l'histoire des premiers voyageurs qui ont fondé l'endroit où Chicago se trouve aujourd'hui.



Sur la balustrade côté est du pont DuSable, il y a une plaque de bronze qui dépeint un bateau de voyageurs, dont Jacques Marquette et Louis Jolliet. La plaque affiche les mots qui pourraient se traduire par, "En l'honneur de Louis Jolliet et du Père Jacques Marquette." À droite, elle note: "Les premiers blancs à passer par la rivière Chicago le 1er septembre 1673." A mon avis, la plaque essaie de raconter une histoire; c'est  l'histoire de Louis Jolliet, le grand homme puissant qui se lève au dessus de tous et l'histoire du "petit" père Marquette qui est très modeste. Ensemble, ils conquièrent le lac Michigan, en naviguant seulement en petit canot. La ville de Chicago et" La Société Illinois des dames coloniales" ont consacré la plaque en 1925 et elle reste un symbole du premier voyage historique sur la rivière Chicago.



Au bout du pont, au coin nord-est, il y a une autre plaque qui affiche les mots qui pourraient encore se traduire par: "Le 4 décembre 1674, le Père Jacques Marquette, S.J. et deux voyageurs ont construit un abri près de l'embouchure de la rivière Chicago. Ils étaient les premiers Européens à camper au site de Chicago." La association, "Illinois Society Daughters of Colonial Wars a consacré le plaque en 1980.




Sur la balustrade ouest du pont DuSable, il y a une autre plaque en bronze qui dépeint un canot de voyageurs, des Amérindiens, et Réné Robert Cavalier de La Salle. La plaque note le suivant: "En l'honneur de Réné Robert Cavalier Sieur de La Salle & Henry de Tonti." Le reste de la plaque affirme: "Qui se sont passés par cette rivière en route à la rivière Mississippi- décembre 1681." (ma traduction) Comme sur l'autre plaque, La Salle est au centre et paraît très héroïque par la taille de sa présence. En revanche, les Amérindiens poussent le canot et paraissent inférieurs.



Après que j'ai vu la troisième plaque, j'ai réfléchi que j'ai fini de faire le tour de ce grand pont. Cependant, il y avait une chose de plus à voir: la sculpture des fondateurs de Chicago. La sculpture est étonnante. Elle est très grande et raconte une histoire épique des Amérindiens, des explorateurs, de l'amitié, de l'honneur, et de la conquête. Louis Jolliet est au centre avec le Père Marquette. On voit un ange au dessus d'eux. Les Amérindiens paraissent encore inférieures. L'un d'eux se trouve aux pieds de Jolliet. Jolliet et Marquette paraissent bienfaisants mais au même temps, supérieurs aux Amérindiens. Ils détiennent des épées tandis que les Amérindiens détiennent des arcs et des flèches. 



Au dessous de la sculpture, il y a une plaque où on lit: "Les Découvreurs, Jolliet et le Père Marquette, La Salle, et Tonti survivront dans l'histoire américaine comme des explorateurs intrépides qui se sont passés par les grands lacs et à travers ce bassin versant dans la rivière Mississippi durant la fin du 17ème siècle, et en caractérisant l'esprit d'une aventure courageuse qui a toujours été fermement plantée dans le caractère du Centre-Ouest." (ma traduction)



Il faut dire que l'expérience française à Chicago pendant le 17ème siècle est très importante à savoir pour connaître l'histoire de la troisième plus grande ville des Etats-Unis.

N.B.: Les paroles des plaques ont été traduites par moi. 



jeudi 2 février 2012



Les Fondateurs de Chicago

La ville de Chicago compte environ 3 millions d'habitants et est la troisième plus grande ville  des Etats-Unis.  De nos jours, la ville est bien connue pour ses gratte-ciels, sa population, et ses pizzas "deep dish". Cependant, Chicago n'a pas toujours eu ce profil.  Au début du dix-septième siècle, Chicago comprenait surtout une population d'Amérindien qui habitait au milieu de la faune des prairies. Ce n'est qu'en 1673 que Louis Jolliet et le Père Jacques Marquette, un explorateur canadien et un prêtre Jésuite, explorèrent cette région pendant leur voyage vers le grand fleuve Mississippi. 

Il y a des questions qu'on doit se poser. Pourquoi est-ce que Louis Jolliet et le Père Jacques Marquette cherchaient le fleuve Mississippi? Est-ce qu'ils ont rencontré des Amérindiens durant leur voyage? Quel était le résultat de leur découverte? Pour répondre à ces questions, on doit comprendre les événements de cette époque.  

La Carte de l'Amérique du Nord 1650 [3]
Comparée à aujourd'hui, l'Amérique en 1637 était totalement différente. Les Anglais avaient déjà établi une colonie en Virginie et contrôlaient la majorité de l’est, dont Terre Neuve. Les Espagnols, en revanche, contrôlaient certaines parties du sud, y compris la Floride actuelle, le sud-ouest des Etats-Unis, tout le terrain du Mexique, et plusieurs îles dans le Golfe du Mexique. Au cours du 16ème siècle, les Français traversèrent l’océan afin de découvrir des richesses inconnues et un passage vers l'Inde.  

Lors de cette période, en 1608, les Français, sous l’aile de Pierre Dugua de Mons et Samuel de Champlain ont fondé la ville de Québec. Québec faisait partie de la Nouvelle France et sa population vivait de la vente de fourrures. L'intendant de la Nouvelle France, à cette époque, s'appelait Jean Talon. Il a découvert que les Anglais contrôlaient la richesse dans l'est et qu'une voie fluviale, vers le sud, pouvait être un moyen de gagner de l'argent et de freiner l'expansion des Anglais vers l'ouest. Il a aussi prévu qu'une voie fluviale, vers l'ouest, pourrait peut-être se jeter dans l'océan Pacifique. 

Il a écrit à un homme, appelé Louis Joliet, homme qui est né à Québec en 1645, et connu comme un excellent coureur des bois et cartographe. Le but de l'expédition était la découverte du fleuve que les Amérindiens appelaient <la grande rivière>. On pensait à cette époque que la grand rivière, connue aujourd'hui comme le fleuve Mississippi, se jettait dans l'océan Pacifique. Louis Jolliet a accepté la demande, et il a fondé une société avec quelques hommes d'origine québécoise et un prêtre catholique francais, appelé Père Jacques Marquette.

Marquette et Jolliet descendant le fleuve Mississippi [4]
Jaques Marquette était un père Jésuite qui savait parler plusieurs langues, dont les langues de plusieurs tribus. Il est né en 1637 à Laon, France. Louis Joliet et son groupe ont commencé leur expédition au Wisconsin à la recherche du fleuve Mississippi. Ils suivirent le fleuve vers l'Arkansas avant de se rendre compte qu'ils voyageaient trop au sud. Ils craignaient d'être capturés par les Espagnols ou les Amérindiens donc ils ont fait demi-tour. Cependant, le courant du fleuve Mississippi était trop fort, donc les Amérindiens lui ont montré un autre fleuve. Marquette et Joliet suivirent ce fleuve jusqu'à ce qu'ils arrivent à une région tout près du lac Michigan où Chicago se situe aujourd'hui. Marquette écrit:

<Nous n'avons rien vu de semblable à cette rivière où nous entrons pour la bonté des terres, des prairies, des bois, des boeufs, des cerfs, des chevreuils, etc.> [1]

Quelques années plus tard, un homme appelé René Robert Cavalier de la Salle fait une référence au lieu quand il écrit:

<J'envoyay devant M. de Tonty, et tous mes gens qui ayant marché troi jours le long du lac et gagné le partage appelé Checagou furent arrestez, après une journée de marche dans la rivière du même nom qui descend dans celle des Islinois, par les glaces qui rompirent entièrement la navigation.> [2]

Le nom <Chicago> est une déformation française du mot amérindien <Sikaakwa> qui signifie l'oignon sauvage. De nos jours, des rues, des immeubles, et des écoles portent les noms de La Salle, Jolliet et Marquette.  Ils sont considérés, aujourd'hui, les fondateurs de Chicago. 



Un mot: Je tiens à remercier la bibliothèque Newberry et l’Alliance Française de m’avoir donné accès à leurs collections. 

Les Sources 
[1] Leclaire, Alphonse. "Mémoire sur Le Père Marquette." Revue Canadienne. Vol. 5. Montréal: Bureau De La Revue Canadienne, 1889. 446. imprimé.
[2] Margry, Pierre. "De La Salle Arrive Aux Illinois." Découvertes Et Etablissements Des Français Dans L'ouest Et Dans Le Sud De L'Amérique Septentrionale. Paris: Imprimerie De D. Jouaust, 1913. 165. impimé.
[3] Map of North America in 1650. 1650. Photograph. Microcolour International.Microcolour International. Par Nicolas Sanson. Web. 7 Fev. 2012. <http://www.microcolour.com/us008.htm>.
[4] Russel, A. "Marquette, Jacques." North Wind Picture Archives. North Wind Picture Archives. Web. 7 Fev. 2012. <http://www.northwindpictures.com/results.asp?txtkeys1=Marquette,+Jacques>.